CUVÉE 2024 — LA CERISE AU SOMMET
Été chaud et sec, des griottes d'une concentration rare. La cuvée Cerise 2024 marque un sommet pour la maison.
L'année 2024 restera dans les carnets comme une année charnière. Dès la mi-mars, la floraison des Schaerbeekse a précédé d'une dizaine de jours nos repères habituels. Les vergers ont travaillé sans relâche pour ajuster les passages, anticiper la nouaison et préparer les filets.
Juin a confirmé le caractère solaire du millésime : peu de pluie, des journées longues, des nuits encore fraîches. Cette amplitude thermique est l'élément qui, chaque année, signe la concentration aromatique du fruit. Sur la cerise, elle se traduit par une matière dense, une peau fine, un noyau parfaitement détaché de la chair.
“Le fruit était à un point de maturité que nous n'avions pas connu depuis 2018.”
À la récolte, les rendements sont restés modestes — c'est la contrepartie d'une saison sèche — mais la qualité du fruit livré aux brasseries partenaires a stupéfié toute l'équipe. Les premières semaines de macération en lambic ont montré une montée d'arômes très franche, sans la moindre note végétale.
Six mois plus tard, lorsque les fruits nous sont rendus pour la cuisson, le verdict est sans appel : la cuvée Cerise 2024 possède une longueur en bouche que nous n'avions pas atteinte depuis plusieurs années. L'acidité du lambic se fond dans la rondeur du fruit, sans jamais disparaître.
Quelques pots ont été mis de côté pour la verticale prévue à Bruxelles le 23 novembre. Pour le reste, la production part dans les épiceries partenaires dès la mi-octobre, en quantité limitée. Comme toujours, chaque pot porte la mention du millésime — et celui-ci, plus que d'autres, mérite d'être noté.
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